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Le souci d’identifier les enfants ayant des pathologies du développement modérées ou mineures, d’interpréter correctement leurs déficiences et de les soutenir activement n’est pas récent ?
Cependant les instruments cliniques de dépistage ont gagné en précision ; les progrès spectaculaires de l’imagerie cérébrale ont renouvelé le goût des corrélations clinicoradiologiques.
La démarche clinique doit être adaptée à chaque pathologie : infirmité motrice d’origine cérébrale, déficience intellectuelle, visuelle, auditive ou troubles du comportement. Cette démarche procède selon 3 niveaux :
- surveillance
- dépistage
- évaluation diagnostique
Les algorithmes proposés ici suivent les recommandations consensuelles nationales et internationales. Ils sont extraits du livre : Amiel-Tison C et Gosselin J, Démarche clinique en Neurologie du développement, 2ème édition, Paris, Elsevier Masson 2009
Les exigences vis-à-vis du pédiatre sont donc maintenant plus précises : lorsqu’il a reconnu précocement un développement modérément déviant, il devra prendre en charge très vite l’enfant et sa famille, parvenir si possible au diagnostic étiologique (avec si nécessaire l’aide d’un consultant), coordonner les apports des spécialistes et intervenants variés, soutenir l’enfant et sa famille, anticiper sur les difficultés de l’insertion scolaire.
L’étique de cette démarche clinique peut être remise en question si elle n’aboutit pas à une prise en charge précoce et cohérente. Toute anticipation sur les difficultés prévisibles permet d’aider l’enfant à la période critique du développement de telle ou telle fonction cérébrale. En cas de résultat imparfait, cette attitude apportera l’apaisement d’avoir bénéficié au bon moment des ressources thérapeutiques existentes.
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